Les techniques de relais en grande voie se transmettent de génération en génération mais ce qui surprend souvent c’est la différence de méthode entre l’Europe de l’ouest et l’Europe de l’Est. A l’ouest tout le monde connait par cœur le relais triangulé que ce soit sur sa propre corde ou grâce à une sangle ultra légère. Cette technique de triangulation sensée répartir les forces entre les 2 points du relais est enseignée dans tous les clubs et toutes les fédérations comme le Club Alpin. Une fois le relais monté on assure alors le premier de cordée au pontet comme en couenne.

Mais de l’autre côté de l’Europe, là où le soleil se lève, les grimpeurs et alpinistes ont optés depuis longtemps pour le relais sur points fixes.
Caractéristiques et avantages du relais sur points fixes :
- Les deux points sont raccordés grâce à une sangle ou une Dynaloop pourvue d’un nœud de Bouline
- Le second de cordée assure directement sur le relais évitant tout risque de se faire projeter contre la paroi
- Le débattement du nœud de bouline est très faible ce qui évite des retournements dangereux du relais triangulé

Test de l’ENSA : relais triangulé contre relais sur points fixes
A la vue de ces différents tests il apparait très intéressant de se mettre au nœud de Bouline et d’essayer cette technique d’assurage. Il est d’ailleurs possible d’assurer sur le relais sur point fixe avec un Reverso mais aussi avec un auto bloquant comme le Mega Jul. Un tel appareil apporte un vrai + en terme de sécurité pour un poids dérisoire.
En 2026 les formateurs ENSA ont lancés un programme de recyclage pour tous les initiateurs SNE et grandes voies du Club Alpin et des autres fédérations.
En attendant voici une mise en pratique réalisé par Zsolt Osztian, Guide de Haute Montagne, comparant une chute sur relais triangulé versus une chute sur relais sur points fixes.
Et pour ceux qui veulent aller plus loin voici comment réaliser un nœud de Bouline :
